Neurofeedback et TDAH : ce qu’il faut savoir avant de commencer

Par Cabinet Esprit Tranquille, Oran · Publié le · 2 min de lecture

Enfant concentré sur sa lecture

Neurofeedback et TDAH : c'est l'un des usages les plus cités de la méthode, et l'un des plus débattus. Cet article fait le point honnêtement sur ce que dit la recherche, parce que votre décision mérite des informations fiables.

Ce que montrent les méta-analyses

Une méta-analyse de 2016 (13 essais, 520 enfants et adolescents) a trouvé un effet sur les symptômes évalués par des observateurs proches du traitement, donc peu en aveugle. Cet effet n'apparaissait plus lorsque l'évaluation était faite en aveugle, ni face à un traitement placebo (« sham »).

Une méta-analyse plus récente, publiée en 2025 dans JAMA Psychiatry (38 essais, 2 472 participants de 5 à 40 ans), conclut que lorsque les symptômes sont évalués par des personnes qui ne savent pas qui a reçu le traitement, le neurofeedback n'améliore pas significativement le TDAH. Un petit effet apparaît pour les protocoles standards établis, ainsi qu'une petite amélioration de la vitesse de traitement de l'information.

Ses auteurs concluent qu'au niveau des groupes, le neurofeedback ne semble pas apporter de bénéfice significatif pour le TDAH, tout en proposant de chercher quelles personnes pourraient en profiter.

Enfant concentré en train de lire

Comment lire ces résultats

  • Ce n'est pas « ça ne marche pour personne » : ce sont des résultats moyens sur des groupes.
  • Une partie de l'amélioration observée peut venir du cadre (attention portée à l'enfant, séances régulières, motivation).
  • Les protocoles et la qualité des études varient beaucoup.
  • La recherche continue, notamment pour repérer qui pourrait en bénéficier.

La place d'une approche complémentaire

La prise en charge du TDAH relève d'un médecin (pédiatre, pédopsychiatre, neurologue). Elle repose en général sur l'information de la famille et de l'école, des aménagements, un accompagnement comportemental et, lorsque c'est indiqué, un traitement médicamenteux.

Si vous souhaitez malgré tout explorer le neurofeedback, faites-le en complément, après en avoir parlé au médecin de votre enfant, avec des attentes réalistes et un point d'étape défini à l'avance (voir Combien de séances de neurofeedback faut-il ?).

Pour les précautions générales, lisez Le neurofeedback est-il dangereux ?.

Sources et pour aller plus loin

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin. Le neurofeedback est une approche de bien-être complémentaire, sans résultat garanti.

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